Venez connaitre le Togo

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Added 4/6/2010

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Les Fêtes Traditionnel

Added 19/3/2010

> Evala Ville : Kara
 
 

Evala (fête d'initiation en pays Kabyé). Evala, c'est la fête de la lutte en pays Kabyé. C'est l'occasion pour les jeunes evalou de se distinguer parmi ses coinitiés par leur force, leur endurance et l'élégance de leur danse. Cette cérémonie rituelle d'initiation qui se pratique individuellement de maison en maison dès le mois de janvier permet aux jeunes de 18 ans d'intégrer la classe des adultes. les cérémonies finales débutent les 11, 12, 13 et 14 du mois de juillet, ce qui coïncide avec le 2ème samedi de ce mois chaque année. Elles durent une semaine et se déroulent dans tous les cantons de la préfecture.

   
   
> Kamaka Ville : Kara
 

 

Kamaka (fête des moissons des TEM d'Assoli). A l'origine, Kamaka signifie en langue TEM "le hamac" qui servait à transporter en signe d'hommage celui qui au cours de l'année s'est distingué par une grande récolte et qui de surcroît a aidé les pauvres par des dons de produits agricoles. C'est aussi une marque de reconnaissance aux ancêtres pour avoir donné au peuple TEM d'Assoli d'abondantes récoltes. Les cérémonies ont lieu le 2ème samedi du mois de décembre de chaque année à Bafilo.

   
> D'pontr/N'dack Ville : Bassar / Bandjéli
 

 

D'pontr/N'dack (fête des moissons en pays Bassar et Konkomba). Elle marque en pays Bassar et Konkomba le début d'une nouvelle année. La culture de l'igname dans la région demeure l'élément clé autour duquel on trouve la signification de D'pontr et N'dack. D'pontr et N'dack donnent l'occasion à l'homme bassar ou Konkonba l'occasion d'apprécier le fruit de son labeur de l'année et lui permettent d'en offrir les prémices aux dieux et aux mânes des ancêtres en signe de reconnaissance. Elle est célébrée chaque année le 1er samedi du mois de septembre alternativement à Bassar et Guérinkouka.

   
> Tislm-Difoini-Oboudam Ville : Kande (Koutammakou)
 

 

Tislm-Difoini-Oboudam (fête des moissons et d'initiation dans la Kéran). Cette fête qui regroupe toutes les populations de la Keran est un hommage aux dieux et aux ancêtres pour avoir fourni d'abondantes récoltes. C'est aussi l'occasion pour les peuples de la Keran de déceler les richesses que contiennent leurs coutumes et traditions et de dépouiller la jeunesse des complexes dus à l'acculturation. Elle est célébrée le deuxième samedi du mois de février à Kanté.

   
> Sintou-Djandjaagou Ville : Niamtougou
 

 

Sintou-Djandjaagou (fête des moissons des Nawdéba et Lamba de Doufelgou). C'est une fête célébrée chaque année le 1er samedi du mois d'avril par les populations de la préfecture de Doufelgou. Elle se veut le carrefour des cultures et des peuples de cette préfecture car elle constitue un condensé des rites, manifestations et danses les plus typiques que l'on rencontre chez les ethnies de la préfecture à savoir: les Nawdéba et les Lamba. Cette danse est également exécutée pour vénérer la mémoire des ancêtres et remercier ces derniers et le tout-puissant pour la bonne récolte afin qu'ils bénissent la saison qui commence. Elle a lieu à Niamtougou.

   
   
> Fête initiatique du fouet Ville : Kande (Koutammakou)
 

 

Fête initiatique du fouet (fête d'initiation en pays Tamberma). Elle a lieu tous les 4 ans.

   
> Sinkaring Ville : Kara
 

 

Sinkaring (fête d'initiation et des moissons des kabyé de la Binah). Entymologiquement, Sinkaring viendrait d'un couple de verbes Sankuu qui veut dire se laver les mains, se purifier et Karuu qui signifie être prêt à affronter les épreuves de la vie. Sinkaring qui a son origine à Lama-Tessi est donc une épreuve par laquelle on soumet le jeune kabyé de la Binah à l'endurance et à la force afin qu'il puisse défendre sa communauté. C'est donc un test pour les jeunes pour permettre leur intégration dans la classe des adultes. Elle est aussi une fête des moissons car après les chants et les danses, vient la dégustation des beignets d'haricot et la boisson locale, fruits des nouvelles récoltes. elle est rotative de canton en canton et est célébrée chaque année le 1er samedi du mois de décembre.

   
> Habye Ville : Kara
 

 

Habye (Fête religieuse des Kabyé de la Kozah). C'est une danse de démonstration magique. c'est l'occasion de démontrer la force occulte des sorciers. Elle offre aux seuls initiés, l'opportunité de se prouver mutuellement une maîtrise des forces de la nature. Elle a lieu tous les 5 ans au mois de novembre. Elle est aussi triennale dans certains cantons de la Kozah.

   
   
> Tingban pab Ville : Dapaong
 

 

Tingban pab (fête des moissons des Moba du Grand Tône). C'est une fête traditionnelle célébrée chaque année le 2ème samedi du mois de décembre après les grandes récoltes. Elle se définit comme étant l'occasion solennelle pour remercier les diverses divinités qui, par leurs actions bienfaisantes ont concouru à une bonne récolte. Elle est rotative dans les chefs-lieux de préfectures et sous-préfectures.

   
> Koudapaani Ville : Dapaong
 

 

Koudapaani (fête des moissons de l'Oti). Anciennement fête religieuse des jeunes filles : Kouroubi, cette dernière connaît aujourd'hui une nouvelle dénomination: Koudapaani (condensé de Kouroubi-Dakou-Tigbanpaani) qui signifient fécondité et moissons. Toutes les populations de l'Oti ont convenu de cette nouvelle appellation de leur fête préfectorale dans le souci de pérenniser la paix et de sceller une nouvelle alliance entre elles. c'est un culte aux mânes dans une communion de fraternité et de solidarité pacifiques. Elle est célébrée le 4 ème samedi du mois de janvier de chaque année à Mango.

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Apreçu du Togo

Added 19/3/2010

La rivière Koumongou

 

La Colombe de la paix à Lomé A. Aperçu historique

  1. Le Togo tire son nom de l'actuel Togoville, localité dont le chef traditionnel M'lapa III signa les 4 et 5 juillet 1884 avec l'Émissaire allemand, le Dr G. Nachtigal, le traité de protectorat allemand. Ce traité fut signé à Baguida, localité située à 13 kilomètres environs à l'est de Lomé.

    En 1904, le Togo, dans ses frontières, s'étendait sur une superficie 90 400Ancien warf de Lomé km². Après la première Guerre mondiale, le pays fut divisé en deux territoires : le Togo occidental, avec 33 900 km², fut administré par la Grande-Bretagne tandis que le Togo oriental d'une superficie de 56 600 km², était placé sous le mandat français.

    1. Seule, la partie orientale, constitue l'actuelle République togolaise. Indépendant depuis le 27 avril 1960 après les périodes d'administration allemande puis française, le Togo est le seul pays au monde dont la capitale, Lomé, se situe sur une frontière.

    La carte du Togo B. Géographie

    Limité à l'ouest par le Ghana à l'Est par la République populaire du BÉNIN et au Nord par le Burkina Faso, le Togo présente la forme d'un corridor long de 600 km. Il est compris entre les 6°5 et 11°11 de latitude Nord et les 0°5 et 1°45 de longitude à l'Est du méridien de Greenwich.

    C'est beaucoup plus un pays de plaines plutôt que de hautes montagnes. Il est cependant traversé du Sud-ouest au Nord-est par une longue chaîne de montagnes et de plateaux qui s'alternent, donnant ainsi au pays une sorte d'armature. Le plus haut sommet est le mont Agou, avec une altitude de 986 mètres.

    L'on trouve également, au Togo, des massifs d'une altitude peu élevée. C'est le cas de Kolina-Boa (600 m) qui se prolonge par le plateau de Soudou (900 m). Le massif de Lama au cœur de la chaîne de l'Atakora flatte la sensibilité des touristes par ses failles romantiques et la beauté de ses paysages.

    A l'extrême Nord du pays, c'est la région des savanes où se dresse un plateau aux pittoresques falaises qui complètent l'ensemble montagneux.

    C. Climat

    Le Togo jouit d'un climat tropical. Il subit l'influence de la mousson du Sud-ouest, vent océanique, humide, qui apporte la pluie et celle de l'harmattan, vent sec, mi-froid, mi-chaud qui engendre la sécheresse.

    Du Sud vers le Nord, les températures moyennes maxima augmentent (Lomé 30°4, Mango 34°4) alors que inversement, les températures moyennes minima diminuent (Lomé 22°8, Mango 13°1).

    Paradoxalement, le sud du pays, zone de forêt dense est moins arrosé que le Nord. Cette anomalie climatique se traduit par la disparition de la forêt dense sur la zone côtière, ce qui constitue un cas exceptionnel dans le golfe de guinée.

    D. Population

    Le Togo est habité par une mosaïque de peuples appartenant à des souches différentes et comporte une quarantaine d'ethnies. Les Ewé et les Kabyè représentent les groupes ethniques numériquement les plus importants du pays.


    Au 31 décembre 1995, le Togo comptait 4.500.000 habitants avec un taux d'accroissement annuel de 2,9 %. C'est une population extrêmement jeune : 70% des Togolais ont moins de 30 ans et 55% ont moins de 15 ans.

    Scène de marché - Ayengré E. Economie

    L'agriculture constitue encore aujourd'hui l'épine dorsale de l'économie, beaucoup d'efforts sont accomplis pour passer de la culture de subsistance à l'agriculture de marché. Près de 70 % de la population active pratique l'agriculture.

    Dès 1962, l'exploitation des phosphates a donné naissance à une industrie extractive. La première décennie d'indépendance est également caractérisée par la mise en place d'une structure industrielle : construction du port de Lomé (1968), brasserie du Bénin, l'usine textile de Dadja, fruit de la coopération germano-togolaise, en activité depuis 1966 constitue aujourd'hui avec les différentes usines d'égrenage de coton de Notsé, Atakpamé, Blitta, Kara et bientôt Dapaong, un complexe d'industrie textile. L'usine textile Togotex de Kara, entrée en activité en 1981, l'installation des entreprises industrielles, d'ameublement, de bois et de plastiques et des sociétés industrielles de chaussures et de marbre viennent compléter le tissus industriel du pays.

    Avec le second plan quinquennal (1970-1975), d'autres industries se sont développées, notamment les usines de transformation du blé et de cristallisation du sel, de broyage de clinker (1971).

    Le quinquennat (1975-1980) s'est concrétisé par la construction d'une raffinerie de pétrole, d'une cimenterie, d'une huilerie, d'une usine de fabrication de matière plastique et l'installation d'une aciérie.

    La période 1981-1985 a vu notamment le développement rural, le développement industriel, la valorisation des ressources minière et énergétiques, l'infrastructure des communications, la formation et la santé, ainsi que le développement des ressources culturelles et touristiques.

    Dans le programme d'investissements 1985-1990, les infrastructures sont prioritaires. Viennent ensuite le développement rural, le développement socio-culturel et loin derrière l'industrie qui verra le désengagement de l'Etat s'accroître. A la fin de l'année 1988, une dizaine d'entreprises publiques avaient déjà été privatisées.

    Le barrage hydraulique à buts multiples de Nangbeto, dont les travaux avaient débuté en 1984, a été inauguré en 1988. 

    Depuis 1989, le Togo a mis en place une zone franche de transformation pour l'exportation afin de dynamiser l'économie nationale. Cette zone franche vise à stimuler l'investissement et l'emploi. Elle offre les meilleures conditions d'installation aux investisseurs nationaux et étrangers.

    A partir de 1990 et après l'installation des institutions de la IVè République, les efforts se déploient pour la relance de l'économie nationale.

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